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Écrit par
Guillaume

Test Akg K501

Mercredi 18 mai 2011 à 17:00 | Dans la catégorie Autres marques

Introduction : Un casque atypique parmi d’autres chez Akg, le K501 est l’aïeul direct des séries k600 et k700, dont il esquisse déjà fortement l’architecture et les prétentions d’espace sonore. Produit dépassé par les récents modèles ou référence injustement remplacée ? Réponse ici.

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AKG K501

 

Présentation

 

Akg, Frêre Viennois de Sennheiser, est né également au sortir de la guerre, en 1947 pour être précis. Ce n’est donc pas comme on en fait souvent l’erreur une manufacture d’origine Allemande mais Autrichienne. Peu importe à vrai dire, car dans les deux cas le sérieux est toujours là, et chacun de ses produits est à l’image de ses voisins Germanophones Sennheiser, Ultrasone et Beyerdynamics. A ceci près, tout de même, qu’Akg s’est toujours montré, jusqu’à aujourd’hui, particulièrement friand de concepts atypiques. Le K1000, mini-enceintes plus que véritable casque, le K280 et ses doubles transducteurs, ou encore le K340 et sa technologie hybride, tous nés dans une période de bouillonnement créatif.

 

Largement assagi, la marque tend néanmoins à se démarquer en proposant une approche à contre-courant, basée sur une reproduction monitoring, pour ne pas dire analytique. Les k601 et k701, très mesurés et dotés d’un espace sonore très large sont des modèles sujets à bien des divisions, typiquement le genre que l’on aime ou que l’on déteste.

 

Le K501 et le K500, génération précédente, se basaient déjà sur la même approche. Mais même si le K500 est un modèle rarissime, le K501 lui semble bien supérieur d’après les quelques avis circulant çà et là. Et tout comme le K340,  redevenant assez populaire, le K501 connaît également un retour en grâce depuis environ un an.

 

 

 

Caractéristiques

  • Type : Ouvert
  • Réponse en fréquence : 16-30Khz
  • Impédance : 120Ohms
  • Sensibilité : 94 dB/mW
  • Poids :235gr

Fabrication

 

On retrouve très facilement la patte Akg, la forme est clairement identifiable et vraiment proche des séries actuelles k600 et k700. Ce modèle K501 était le pendant un peu plus haut de gamme du K401 dont il est le véritable sosie.

 

 

Ainsi, c’est sans surprise que l’on découvre une fabrication extrêmement soignée. L’aspect incroyablement massif des coques est fidèle aux habitudes. De même on retrouve l’arceau de tiges métalliques gainé de plastique, un classique mais toujours efficace pour préserver le poids. Le bandeau est un peu différent en revanche, ici totalement à base de cuir et sans espace rembourré.

 

 

Un reproche ? Comme bien souvent le câble, non détachable bien que très solide et fidèle à ce que pratique Akg. Point étrange enfin, mais pas nécessairement un défaut, le format Jack 3.5mm et non 6.35mm, cela malgré la demande de puissance. Il existe bien sur l’adaptateur adéquat.

 

 

Confort

 

Un des grands points forts de la série K600 et K700, grâce aux immenses et doux coussinets enrobant l’oreille, point faisant presque oublier la taille un peu trop conséquente, surtout pour les petites têtes. Ici, même problème de taille, le coussinet débordant un peu sur la mâchoire. Ce point est d’autant plus perturbant que la qualité des coussinets est justement loin d’égaler celle des descendants, pas de tissu soyeux mais un textile très poreux, qui sans être désagréable n’est pas non plus une caresse. Bref, nous sommes loin de ce que fait à présent la marque, en un sens tant mieux.

 

 

 

LE SON

 

 

Matériel de test

 

Test sur trois configurations. Tout d’abord baladeur classique avec le Cowon S9, totalement dépassé par la demande de puissance. Puis le Hifiman HM801 et le HM601, le premier donnant des résultats corrects et sans saturation, le second montrant ses limites au-delà d’un certain volume. Enfin configuration classique avec un Consonance CD10 couplé à un Starving Student. Ce casque révèle très rapidement sa personnalité, je ne me suis ainsi appuyé que sur 5 morceaux et un comparatif rapide avec le K701.

 

Toto : Africa

 

Pas trop agressif pour commencer. Clairement un manque dans les basses, mais pas nécessairement une lacune ici. L’espace sonore est manifestement extrêmement large, peut-être même plus qu’avec le K701 qui organise néanmoins mieux les détails. Ce dernier reste plus équilibré et plus appréciable.

 

 

Amon Amarth : twilight of the thunder god

 

Les deux sont à la ramasse, ce n’est pas une grande surprise, bien que le K701 le soit un peu moins. Le manque d’énergie est assez flagrant et la sonorité un peu trop sifflante. On ne tombe pas dans la cacophonie loin de là, mais ce qui fait la force du morceau n’y est pas.

 

 

Arcana : invisible motions

 

Plutôt bon, en particulier sur les voix féminines pour lesquelles il excelle. Un peu sec du côté des percussions mais la séparation est parfaite. Comme d’habitude un peu plus étendu que le K701, mais cette légère tendance à l’éparpillement ne le met pas forcément gagnant.

 

 

Howard Shore : One of the Dunedain

 

De loin le style le plus adapté. L’espace sonore démesuré s’exprime largement sans risque d’exagération, le genre s’y prête. Meilleur encore que le K701 ce qui est une performance, difficile de lui trouver un concurrent avant le haut de gamme. Mais n’importe quel ampli ne saura pas lui rendre hommage.

 

 

Arminn van buuren : eternity

 

Petite étrangeté au vu de l’espace sonore, c’est à peu près tout ce sur quoi le K501 est impressionnant. Pour le reste l’ensemble est peu trop sec sans pour autant être agréable dans les basses.

 

 

Amplification

 

Proche de l’analytique, sa signature se marie mal avec un ampli à transistor classique, généralement trop sec. Le HM801 n’est d’ailleurs pas un modèle de synergie, cela même en mettant sa puissance de côté. Le simple hybride Millet Starving donne déjà de bons résultats, et son petit manque dans les basses ne se fait pas trop ressentir à travers le K501. Il est probable qu’un ampli tout lampe sera la meilleure solution pour ce modèle.

 

Analyse

 

Comme dans bien des effets de modes, la machine s’emballe un peu vite, et la petite résurrection du K501 n’est pas totalement justifiée tant ses possibilités sont restreintes. Pour ma part ce casque était quelque part une madeleine de Proust, après l’avoir gardé une petite année alors que je découvrais seulement les casques Hifi. Des années après, la bête a terriblement vieillie mais garde certains charmes, ses qualités restent intactes pour le classique. Je retiendrais surtout son espace sonore extrêmement large, plus large encore que celui du k701 à défaut d’être aussi maîtrisé, de même que la qualité exceptionnelle de ses médiums.

Car ici, les médiums sont manifestement sa grande force, très naturels sans pour autant être mis exagérément en avant. La signature générale est très équilibrée, voire un poil sèche sur des morceaux rapides.

Sur le plan de la sensibilité, nous sommes malheureusement sur les bases du K701, c’est-à-dire nécessitant une sacrée réserve de puissance. Encore passable sur un HM801, excepté sur certaines pistes au volume de départ très faible, tous les autres baladeurs seront vite enterrés, le HM601 tenant sur certains morceaux, mais marquant une importante distorsion à haut-volume.

 

Mais pour le reste, le manque cruel d’assise dans les basses et la perte manifeste dans les extrêmes aigus le cantonne à des styles symphoniques très amples, ou quelques morceaux posés et chaleureux. Oubliez le rock, le rap ou musiques électroniques. Le K701 fera mieux presque partout, et reste plus confortable.

 

En revanche, pour l’amateur inconditionnel de classique, il est une valeur sûre, et d’un prix très modéré sur le marché de l’occasion. Globalement entre 100 et 130euros suivant l’état.

 

 

 

CONCLUSION

 

Preuve de plus du caractère atypique des Autrichiens d’Akg, le K501 est un casque exigeant, énergivore, très orienté et moins confortable que les derniers modèles. Mais il reste, sur certains styles comme le classique, une vraie référence, à même d’être comparé à des gammes en théorie bien supérieures. A acheter en connaissance de cause donc.

Nous rappelons que les appréciations sont à remettre dans leur contexte. Niveau de gamme du produit, prix pratiqué, public visé. Nous vous conseillons de lire attentivement le test dans son intégralité.

Il va également sans dire que la subjectivité est inévitable dans un test de casque, il se peut que vous soyez déçu par un modèle malgré tous nos efforts pour rester objectifs.

 

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