Nous avons actuellement plus de 199 visiteurs connectés sur nos sites (dont 19 sur generationmp3.com - 177 sur le forum)

Écrit par
Guillaume

Test On Earz Lounge

Vendredi 27 mai 2011 à 17:30 | Dans la catégorie casque

 

Introduction : Marque Extrêmement jeune, On Earz, malgré sa relative orientation dans le design n’est pas à classer dans la « mafia » Suédoise du casque car nous vient de Belgique. Du casque dans le plat pays ? Oui et non, car les prix extrêmement abordables ne laissent rien présager de bon. Réponse dans le test.

DSC_0079.JPG

On Earz Lounge

 

Présentation

 

 

Comme précisé, la marque lancée il y a environ un an s’est d’abord contentée de reprendre des valeurs sûres, cela avec des designs ouvertement proches des modèles Skullcandy ou Wesc. Pas condamnable, ils sont loin d’être les seuls à le faire. A l’heure actuelle, l’offre s’est étoffée et, sans être pléthorique, s’appuie sur une distribution convenable jusqu’à 100Euros et le plutôt élégant modèle Pure, sorte de mélange entre Monster Pro et AIAIAI TMA1.

 

Le Lounge, présenté ici, n’est pas aussi attirant, mais son prix public d’à peine 34.90 euros nous préserve à peu près d’une arnaque sonore caractérisée. La conception semble simple et les prétentions sonores loin d’être dithyrambiques. Ce modèle est le deuxième de la marque en termes de prix, juste après le Lollipop et ses 24.90 euros.

 

 

Caractéristiques

  • Réponse en fréquence : 20-20Khz
  • Impédance : 32Ohms
  • Sensibilité : 115 dB/mW

Fabrication

 

A ce prix-là, pas de miracle. L’ensemble suinte le plastique et parait presque trop léger, là où des modèles comme les Wesc restent (à un prix plus élevé) relativement massifs. Néanmoins, les éléments sensibles comme l’arceau ou les points de torsions paraissent fiables. L’arceau, par exemple, à défaut d’être massif est parfaitement souple et finalement plutôt résistant.

 

 

Le réglage de l’arceau, s’il est apparemment solide, est un peu trop lâche, et la marge donnée une fois posé sur la tête est assez faible, tenter de le serrer un peu plus est généralement impossible. Difficile de se prononcer sur le câble, mais il semble se placer dans les eaux des Wesc, pas excessivement solide ni souple, mais de facture correcte et détachable à partir de 50cm.

 

 

Pas d’immense reproche donc, mais une finition plastique qui correspond bien à son prix.

 

 

Confort

 

Contrairement à bien des modèles comme le Wesc Bongo, et surtout le Marshall Major, le Lounge ne serre pas excessivement. La tenue est alors un peu moins bonne mais globalement correcte, cela sans devenir écrasante dès la première heure. En revanche, les coussinets sont de qualité très approximative, d’une matière oscillant entre une sensation de mousse et de plastique. Heureusement, cette matière n’irrite pas les oreilles et laisse respirer.

 

Le bandeau, enfin, est directement en contact avec la tête, il n’y a aucun rembourrage. Pas grave à vrai dire, le casque est extrêmement léger et ce bandeau est suffisamment large.

 

Isolation

 

Le gros point faible. Tout comme les Wesc, nous approchons le néant de l’isolation, la faute à des coussinets clairement pas adaptés. Une rue calme permet encore de faire illusion, mais l’épreuve des transports en communs s’avèrera plus problématique. De plus, le son fuit vers l’extérieur. Dommage, car un des principes du casque nomade disparait.

 

 

LE SON

 

 

Matériel de test

 

Utilisé à travers un Cowon S9 et également un Samsung Omnia 7. Quelques essais avec le Hifiman Hm801.

 

Iron Maiden : for the greater good of god

 

Manifestement très faiblard dans les basses, cela même dès l’intro. En contrepartie la signature n’est pas lourde. Sonnant brouillon sans tomber dans une bouillie infecte, le métal ne lui permet clairement pas d’exceller même dans cette gamme de prix, certains comme le porta pro font mieux même en étant excessifs dans leur reproduction. On retrouve néanmoins un minimum de détails, c’est déjà ça.

 

 

Ost ICO : you were there

 

Moins problématique ici, sa timidité dans les basses ne se ressent pas. Les voix sont un peu sibilantes mais pas excessivement pour cette gamme. L’espace sonore est plutôt bon par ailleurs et les détails sont là. Pas incroyable mais très appréciable sur ce style.

 

 

Buckethead : Big sur moon

 

D’une manière générale, les Bas médiums semblent moins maitrisés que le haut du spectre. Sans phagocyter les aigus, leur maitrise n’est pas excellente. Néanmoins, dans ce morceau relativement calme et aéré le message passe bien, l’impression d’espace n’est pas démesurée mais les détails sont bien agencés.

 

 

Deadmau5 : HR8938 Cephei

 

Définitivement trop léger dans les basses. Ce morceau pose rarement problème mais le déséquilibre est évident. Il en résulte une impression de congestion. Inutile de pousser les égaliseurs, le problème et également qualitatif dans ce registre de fréquences.

 

 

Blind guardian : mordred’s song

 

Pas de problème sur l’intro, assez correcte. La voix, un peu déséquilibré reste au niveau. Une fois que le morceau s’emballe le manque de basses se ressent facilement. Ce n’est pas une catastrophe loin de là, mais il faudra passer outre un manque d’énergie du coté batterie et basse, tout dépend de la perception de chacun.

 

 

Pete Yorn Scarlett Johansson: Wear and tears

 

Meilleur sur les voix féminines c’est une évidence. D’une manière générale ce style lui convient bien. Le manque de basses ne se ressent pas trop et le niveau de détails sauve la baraque.

 

 

Cypress hill : Insane in the brain

 

Basses lourdes mais assez trainantes pour ce morceau et le Lounge n’est aussi largué qu’on aurait pu le penser. Structure simple et peu de détails, ce casque s’en tire bien.

 

 

Emperor : into the infinity of the thought

 

Etonnant, mais ici le manque de basses permet de faire respirer le morceau. Peu d’énergie mais pas une bouillie infâme. Un peu trop sibilant en revanche.

 

 

Two Steps from hell : freedom fighters

 

Encore une fois cette impression sibilante, bon niveau de détails et assez bonne reproduction des voix, mais un manque d’assise caractérisé.

 

 

The rolling stones : gimme shelter

 

Guitare un peu agressive pour ce casque, un peu trop de grain dans les aigus. Les médiums font bien le boulot et l’équilibre général est là. ON aurait encore une fois préféré plus de basses.

 

 

Analyse

 

Toujours difficile de rendre un jugement dans une gamme de prix aussi retreinte, ou l’on tendrai à dire qu’aucun n’est véritablement mauvais mais aucun véritablement bon.

Néanmoins, il existe tout de même des concurrents sérieux autours de ces 35 Euros, à commencer par le fameux porta pro. D’un point de vue général, ce dernier est d’ailleurs meilleur, peut-être un peu trop lourd mais plus percutant mieux maitrisé.

L’impression laissée par un casque comme le Lounge est conforme à ce qu’on attend d’un casque de cette gamme, il y a pire et il y a mieux en particulier dans les marques historiques. Le pari est ici de laisser une signature globalement neutre, en délaissant (un peu trop d’ailleurs) le déluge de basses.

 

Bien sûr, le driver est loin de ce qu’on peut avoir ne serait-ce que 20 Euros de plus, mais son segment est particulier, le Design à petit prix. De ce côté il n’y a pas tromperie sur la marchandise, le prix est honnête et la qualité acceptable. Il faudra surtout pouvoir faire l’impasse sur le manque de basses et la quasi impossibilité de compenser avec égaliseur, ainsi que sur une isolation presque inexistante.

 

Pour qui finalement ? Pas pour les adeptes de musiques électroniques pour commencer, les basses enveloppantes ne sont pas son fort, même pour ce prix. Globalement, son meilleur registre reste le folk ou le jazz, parfois le rap, dans lequel les basses sont plutôt projetées vers l’avant.

 

 

CONCLUSION

 

Né pour exploiter le design ? Pas complètement. Le son est à la hauteur de son prix, pas plus mais pas moins, dans la moyenne de sa gamme. Le design mais avec un budget un peu serré, l’offre se tient.

 

Image IPB

 

 

 

Nous rappelons que les appréciations sont à remettre dans leur contexte. Niveau de gamme du produit, prix pratiqué, public visé. Nous vous conseillons de lire attentivement le test dans son intégralité.

Il va également sans dire que la subjectivité est inévitable dans un test de casque, il se peut que vous soyez déçu par un modèle malgré tous nos efforts pour rester objectifs.

 

Un trackback



 

Commentaires récents

 
   
Fermer
Envoyez le par e-mail