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Écrit par
Guillaume

Test Wesc Bassoon

Vendredi 30 septembre 2011 à 22:52 | Dans la catégorie casque

Introduction : Marque pionnière et donc vénérable du casque design, Wesc n’en traine pas moins une image floue, balançant entre quelques avis très assassins et éloges versants dans le ridicule ou l’incompétence. Plus aussi en vogue qu’il y a un an seulement, elle reste une valeur sure à défaut d’être dans les incontournables. Dernier haut de gamme, le Bassoon, reprenant les grandes lignes du design vintage de la marque, en y ajoutant des petites touches. Un modèle décevant ou enfin un modèle surnageant ?

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Wesc Bassoon

 

Présentation

 

Présentation : Sensiblement plus grand que les autres modèles de la marque, excepté sans doute le Alp Horn, ce Bassoon est quelque part entre dimensions nomades et sédentaires. Il est ainsi présenté comme un casque Dj et de fait, en possède la plupart des attributs habituels : câble torsadé et oreillette pivotante. Ce modèle existe en trois déclinaisons : noire et rouge, blanche, et noire. Le package comprend la totalité des accessoires nécessaires et c’est une très bonne chose : Câble spiralé de type Dj, câble droit avec télécommande smartphone, housse de transport souple, Jack 6.35mm, adaptateur avion, bref pas de réel manque dans le package.

 

 

Caractéristiques

  • Réponse en fréquence : 20-20Khz
  • Impédance : 32 Ohms
  • Sensibilité : 105 dB/mW
  • Poids :220gr

Fabrication

 

Nous sommes loin du bas de gamme de la marque, le peu de plastique présent sur les coques est plutôt massif et sans jeu. Le reste est un mélange de métal (arceau et système de réglage), de tissu (gainage de l’arceau) et de similicuir (coussinets). Un seul point perturbe, l’accroche du réglage métallique à l’arceau possède du jeu, manipuler le casque amène donc de petits claquements.

 

 

. Pas de rapport avec sa solidité en pratique, seulement un peu étrange, le AIAIAI TMA1 avait ce même problème. D’une manière général il n’y a pas de faiblesse, l’arceau est très flexible et peut être le sujet de quelques fantaisies (nous y reviendrons avec le confort). Un modèle de prix équivalent comme le solo se fait ramasser à la petite cuillère ici, aucun point n’est comparable. Je mettrais le V-Moda Crosfade LP devant, mais ce dernier est presque intouchable.

 

 

 

Confort

 

Le point qui, une fois de plus chez Wesc, fâche. La marque met avant tout l’accent sur la tenue du casque, pas vraiment étonnant pour son univers rider. De ce côté le pari est réussi, mais au prix d’un serrage trop important, au moins du niveau du marshall major voire plus. En gros, passer l’heure d’écoute est déjà désagréable. Les coussinets ne sont pas spécialement à remettre en cause, pas vraiment moelleux mais pas mauvais sur le confort. Ceux-ci sont quelque part entre le supra et le circum, entourant la plupart des oreilles mais cela en appuyant sur les bords, pas exceptionnel non plus donc.

 

Revenons à l’arceau. Celui est solide mais aussi légèrement flexible, il est donc possible de l’écarter légèrement poussant (avec modération) sur son sommet. Je l’ai ainsi légèrement écarté, ce qui améliore sensiblement le confort sans le corriger totalement. Petit point à revoir donc.

 

 

 

Isolation

 

Comme souvent chez Wesc, ce point aurait pu être amélioré et laisse un double regret. En effet, le serrage du casque et l’isolation sont souvent corrélés, mais pas avec cette marque, la faute aux coussinets ne bloquant pas suffisamment le son. Nous sommes ici dans une moyenne acceptable, permettant une utilisation dans la plupart des cas, mais les ténors que sont les Sennheiser HD25, B&W P5 ou même AIAIAI TMA1 sont sans problème devant. Globalement, nous sommes ici, à peu près, sur les terres d’un phiaton MS400, la moyenne de bien des fermés.

 

 

Le Cable

 

Il existe deux câbles ici, la structure détachable est un précieux avantage. De manière amusante et plutôt logique, les deux modèles sont différents de par leur connexion Jack, bien plus robuste sur le câble spiralé.

 

 

LE SON

 

 

Matériel de test

 

Casque estampillé Dj, j’ai donc tenté l’expérience à la fois en nomade et en sédentaire. En nomade tout d’abord, à travers le Cowon S9 et le Hifiman HM801. Sédentaire avec un Dac Quattro Matrix et un ampli Graham Slee Solo.

Autant être clair, les différences entre un baladeur classique et un rendu avec ampli ne sont pas immense, mais un bon modèle transistor appuie bien certains points.

 

Il n’y a pas avec ce casque, une nécessité de décomposition point par point, cela car ce modèle , ne propose pas de surprise.
Comme d’habitude et c’est une bonne chose, Wesc ne tombe pas dans les travers du casque Bass-lover, souvent un raccourci trop facile permettant de masquer des faiblesses. Au contraire, ce casque très neutre est étonnant à plus d’un point.

 

Plusieurs points sont corrigés par rapport aux habitudes. Tout d’abord, la bande passante clairement plus large, de même que le niveau de détails. Celui-ci, proprement famélique avec le Bongo, n’a plus rien à voir. Nous ne sommes pas dans une référence absolu mais pour un modèle aussi neutre c’est excellent, bien d’autres compensent les lacunes en gonflant le niveau de basses ou d’aigus.

 

La scène sonore n’est pas excessivement large mais étonnement profonde et cohérente. La reproduction sur du classique est encore un peu étriqué, sans doute dut à une légère baisse dans les aigus, mais colle parfaitement pour les musique électriques.
Point appréciable, ce casque donne l’impression, trop rare, de s’adapter à la musique. Calme quand il le faut et claquant si nécessaire. Ainsi les basses, sans être déferlantes, sont bien percutantes, plus que la norme du genre design.

 

La comparaison avec le HD25 reste un passage obligé dans ces tarifs. A ce petit jeu-là, le Wesc est loin d’être ridicule. Premier point, sa signature est plus neutre et par conséquent plus claire que le HD25, le niveau de détails est également meilleur (ce point est également lié en partie à la signature), mais cela n’est pas le point fort du modèle Allemand. La signature est sans doute ce qui, dans ce type de casque se fait de plus proche du terme monitoring, la courbe de fréquence semble vraiment régulière et bien tenue. Les basses sont là mais ne sont pas envahissantes. Il en résulte une impression passe partout mais étonnamment pas ennuyeuse comme cela peut arriver avec le monitoring. Un peu moins adapté à des styles « organiques » comme le rock néanmoins, pour lequel un modèle un peu basseux comme le HD25 est plus adapté.

 

Sur le genre électronique, bien souvent surmixé dans les basses, le rendu est dans l’excellence, très percutant et détaillé. Un modèle comme le TMA1 de AIAIAI donne ce genre d’impression, mais dans une signature très différente, tout le monde a son approche.
La concurrence ? le hd25 bien sur, mais pas beaucoup plus. La plupart des modèles comme le M50 ou le Phiaton ms400 ne sont pas vraiment comparables. De même, les Monster Solo, Solo HD, V-Moda Crossfade, ou AKG K518D, non comparables également sont néanmoins très en dessous dans les points de rapprochements, bien pataud et imprécis, un peu moins avec l’AKG.

 

On saluera l’effort de la marque donc, qui produit avec ce modèle ce que je considère être son seul bon modèle, très bon modèle même. Certes le prix est plus élevé que le reste de la gamme, mais le rapport qualité prix reste très au-dessus. Celui-ci n’écharpe pas le terme de Dj, ce modèle est équilibré, assez percutant et passe-partout. Pas une révolution sonore, mais une bonne surprise et sans doute l’un des meilleurs casques estampillé Design. Bien des modèles plus populaires lui concèdent la quasi-intégralité des points, mais la mode est aux basses, ce qui explique sans doute le léger déclin de la marque dans les esprits, celle-ci n’ayant, et il faut le souligner, jamais sombré dans la facilité en la matière, proposant des casques imparfaits mais généralement équilibrés. Reste que le haut de gamme ne semble pas réussir à la marque. Passé le Maraca, le succès n’est visiblement pas là. Le alp Horn ou le Bagpipe n’ont pas réussi l’épreuve du feu, pas plus que le Bassoon ne semble le faire.

 

 

 

Dernier point enfin, le prix. Débutant autour de 180 euros, ce modèle est à présent dans les 130 au sein même des grandes enseignes. 180 laissait encore un nombre importants de concurrents sérieux, le plongeant dans la masse des casques honnêtes, 130 le met dans les meilleurs.

 

 

CONCLUSION

 

Enfin, un bon modèle pour la marque Wesc. Cela vaut d’autant plus avec sa récente baisse de prix (autour de 130) lui permettant d’être considéré enfin comme un casque au sens le plus classique, non pas comme un objet qui contrerai les faiblesses par sa beauté.

 

L’univers du casque design ayant sa science du déséquilibre, voyez comme la nature est mal faite, ce modèle est un des rares de la marque ne connaissant pas le succès.

entre Image IPB
etImage IPB

 

Nous rappelons que les appréciations sont à remettre dans leur contexte. Niveau de gamme du produit, prix pratiqué, public visé. Nous vous conseillons de lire attentivement le test dans son intégralité.

Il va également sans dire que la subjectivité est inévitable dans un test de casque, il se peut que vous soyez déçu par un modèle malgré tous nos efforts pour rester objectifs.

 

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