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Écrit par
Guillaume

Test comparatif casques design

Lundi 7 novembre 2011 à 17:30 | Dans la catégorie casque

  Le but de ce comparatif est avant tout de permettre un rapide coup d’œil sur les casques. Les comparaisons sont ainsi rarement directes, on replacera plutôt le casque dans son contexte de prix ou dans sa marque. Le choix de différencier les casques en 3 parties : - de 100 euros, entre 100 et 200, et plus de 200 est totalement arbitraire et ne doit pas être considéré comme une barrière. Le prix n’étant de plus pas totalement fixe, il faudra avant tout se renseigner. Certaines importantes baisses de prix pourront néanmoins nécessiter de mettre un des tests du comparatif à jour.

 

 

Moins de 100 Euros

 

Test On Earz Lounge

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 Un des premiers prix de la récente marque Belge, le Lounge ne brille pas par son originalité esthétique. Certes, il reste à peu près reconnaissable, mais demeure largement dans la tendance vintage initiée par Wesc.

D’un point de vue ergonomique, celui-ci est assez en phase avec son prix pourtant très bas. Le plastique est extrêmement léger et définitivement pas massif, les oreillettes dans une sorte de matière chiffonnée sont assez peu agréables. Le confort est lui acceptable et laisse respirer l’oreille, cela expliquant sans doute la très faible isolation du modèle (pourtant fermé), ne permettant de profiter du modèle que dans les environnements calmes. Le câble, non détachable, est plutôt correct pour cette gamme, relativement épais et agréable au niveau de la prise Jack.

Loin des modèles totalement déséquilibrés et parfois ignobles en design bas de gamme, il reste un modèle proche du neutre quoiqu’un peu trop léger dans les basses. Sa signature est alors difficilement en phase avec la cible dite « jeune ». Plus à l’aise dans le registre aigu, on le conseillera avant tout pour des styles un peu folk et sur du jazz bien posé, les styles trop tranchants pouvant laisser une sonorité un peu trop sifflante.

 

 

Test Koss porta pro

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Ancêtre des casques nomades, ce modèle de Koss est à la fois un bonheur et une malédiction pour la marque, qui semble depuis près de 10 ans ne pas vouloir prendre le train en marche et s’asseoir sur son ancienne suprématie.

Quasiment aucun changement esthétique en plus de 27 années d’existence, excepté pour le câble, lequel a largement évolué. Les dernières versions sont d’ailleurs plus inquiétantes pour la marque, ce câble ayant carrément régressé depuis 3-4 ans, passant de modèles coudés à des modèles droits en pratique moins solides (ayant pu comparer). Pour le reste, c’est pratiquement un sans-faute, ce modèle est minuscule, particulièrement une fois plié, et très résistant. En revanche, il faudra supporter le contact des mousses directement sur les oreilles, et s’accommoder de sa structure ouverte, n’isolant absolument d’aucun bruit extérieur. A proscrire donc pour les transports en commun ou les rues bruyantes. Un comble pour un casque nomade, mais pas une étrangeté en son temps.

Le son quant à lui divise et reste très typé. Porté vers les basses, plutôt vers les 80-100Hz d’ailleurs, ce modèle distille une sonorité très organique, chaleureuse et finalement peu agressive et précise dans son approche. Globalement assez large dans ses possibilités, il ne possède pas de styles totalement ignoble ou totalement magique, reste qu’un peu plus de clarté et un peu moins de basses lui serait profitable, le driver étant en lui-même plutôt bon et pour qui manie l’égalisation, il est sans doute un des casques les plus réactifs à cette pratique, permettant un nombre exceptionnel de fantaisies, encaissant notamment des niveaux de basses hallucinants sans aucune distorsion. Un équivalent fermé et design serait, sans aucun doute, un tueur.

 

 

Test Philips SHL9560

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Première véritable incursion de Philips dans le casque design et petite renaissance dans le domaine en passant, ce Philips SHL9560 tranchait à l’époque avec ce qui se pratiquait. D’apparence très futuriste et légère, il était également un des premiers du genre à proposer une approche unisexe, Beats étant toujours clairement orienté masculin.

Léger et de structure circum, ce casque ne pose pas de problème du côté du confort en lui-même. Son isolation n’est pas exceptionnelle mais tient tout de même beaucoup d’autres modèles en respect, il ne pêche véritablement que par son câble, un peu court et tout de même perfectible du côté du Jack, ainsi que dans son étonnant grincement d’arceau (provoqué par la gaine de l’arceau) lors de déplacements verticaux (pas de course ou escaliers par exemple).

Le son Du Philips est également assez surprenant pour cette gamme de prix. Ne pas s’attendre à un déluge de basses car ce casque est plutôt mesuré de ce côté. Son seul point faible est d’ailleurs dans les styles rapides comme le métal ou le hard rock, pour lequel il reste un peu lent. En revanche, sans doute de par sa structure, le son est très enveloppant et détaillé, lui permettant une excellente polyvalence, même sur des styles inhabituels de cette gamme comme le classique. Seul reproche, un manque dans les hauts médiums entraînant un léger voile sur le son. A peu près pour tous les styles donc.

 

 

Test AIAIAI Tracks

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Premiers casque de la marque Danoise AIAIAI, le Tracks est à l’image des autres créations, véritablement atypique. Ce modèle est par ailleurs livré démonté, les écouteurs d’un côté, l’arceau métallique de l’autre, les deux structures s’emboîtant via un petit système de clipsage.

Extrêmement petit, ce modèle mise à la fois sur sa taille, son design et sa solidité. Sur ce dernier aucun problème, l’arceau est un monstre de solidité, en contrepartie très rigide, et les écouteurs tiennent parfaitement. Le peu de contacts et de points de torsions entraînent fatalement cette solidité. En revanche, il est dommage qu’en dépit de la conception fermée de ses driver, celui-ci est totalement ouvert côté utilisateur (utilisation de mousses) cela est logique au vu des dimensions et sur la qualité sonore, mais néanmoins son utilisation en nomade est alors fortement compromise. Si sa solidité est irréprochable, son confort l’est en revanche u peu moins, ou plutôt sa tenue. Celle-ci n’est en effet pas aussi ferme que sur un modèle comme le porta pro, le peu de marge possible dans la pose de l’arceau rend cette tenue un peu trop légère. Dommage car son port n’est pas désagréable.

Côté son, le Tracks est comme son frère porta pro très typé, encore une fois dans les basses. Néanmoins, ce modèle va plus loin. En effet, il ne se contente jamais de proposer gratuitement une signature très chaude, il est également un peu plus maîtrisé. Manquant un peu de jus dans les aigus (surtout passé 10Khz) il reste pourtant relativement clair et propose un excellent rendu dans les hauts médiums, sans exagération, d’où un son plutôt clair pour un modèle basseux. Les médiums ouvertement chaleureux suivent des basses prononcées mais très définies et surtout bien plus rapides que la plupart des modèles de ce prix, le porta pro en premier, d’où une adaptation à la quasi-totalité des styles, mais avec une préférence pour l’électro et le rock et peu posé. Une signature potentiellement intéressante pour énormément de personnes, reste son isolation inexistante.

 

 

Test Nixon Trooper

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Marque venant de l’univers design à travers des accessoires comme les montres, Nixon a le mérite de proposer des modèles originaux. Ce Trooper, largement reconnaissable, se situe dans le moyen de gamme de ce que propose la marque.

Design totalement plastique, le Trooper effraie. La solidité n’est clairement pas son fort, préférant une structure légère et pliable à une approche plus massive. Le choix est justifié mais rapidement les grincements sont de la partie. Pour le reste, la marque propose énormément d’avantages. Câble détachable et standard, structure totalement pliable, et le petit plus : un réglage du volume via un des écouteurs. Gros bémol en revanche sur les coussinets, très étranges. Ceux-ci, supra, sont en caoutchouc, une matière originale dans ce genre de casque, mais également vite désagréables. Outre les allergies possibles, la moindre chaleur amplifie la transpiration et rend le port désagréable. Ce n’est pas tout, car ce modèle fait également l’erreur d’une isolation presque inexistante, quelques dB sur les aigus mais pas plus.

La sonorité du Nixon Trooper est à l’image du casque : à part. Pas mauvaise et plutôt équilibrée, celle-ci est également extrêmement large et étendue. Légère atténuation des aigus mais sans réelle conséquence, de même qu’une petite bosse dans les basses. Le pari de la sonorité très large l’empêche d’aller à l’essentiel sur des styles rapides et pêchus comme le rock et autres dérivés. Il faudra donc en premier lieu le réserver aux styles tirant parties de ce caractère atypique, comme le classique (dans le genre musique de film avant tout) ou des genres d’électro comme la trance. Étrange mais réussi.

 

 

Test Panasonic RP-HTX7

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Parmi les tous premiers casques design à tendance rétro, il est sans doute de ceux qui ont lancé la vague, ce RP-HTX7 reste d’ailleurs encore aujourd’hui un bon succès pour la marque. Son approche totalement décalée à l’époque était un véritable pari fou, son aspect casque antibruit ne lui garantissait définitivement pas l’aura qu’il possède à présent.

Bien peu de défauts ergonomiques, sans doute le second argument de son succès. Solide, confortable (circum), il reste également  isolant pour sa gamme, légèrement au-dessus même du Philips SHL9560. Son câble, non détachable et parfois un peu court, est également très solide au niveau de la prise Jack. Un bémol, mais inhérent à la plupart des fermés, un peu étouffant lors des fortes chaleurs, pour certains une sensation claustrophobique.

Le son est en revanche un peu en dessous de ce que l’on attendrait. Signature en V s’avérant confuse sur pas mal de morceaux, voire entraîner une légère résonance dans l’écoute (mauvaise gestion de la structure fermée). De plus, cette signature est un peu agressive, rien d’extraordinaire sur une signature en V. Ce casque n’est pas à l’aise avec les morceaux très chargés (son espace sonore étant très restreint), ni sur les styles trop rentre dedans. Clairement pour les styles comme l’électro, quelques morceaux rock calmes et bien mixés, ou sur des morceaux acoustiques.

 

 

Test Wesc Bongo

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Plus gros succès de la marque Suédoise, le Bongo est également à cheval entre son entrée/moyen de gamme et le plus haut de gamme constituant les Maraca, AlpHorn, Bagpipe et Bassoon. Proposant un choix impressionnant de coloris, la marque a toujours eu le mérite de développer, au moins partiellement la personnalité du porteur, lui laissant les nombreux choix et possibilités de personnalisation, contrairement à la tendance plus uniforme la plupart de la concurrence.

Bien construit et assez massif malgré ses coques en plastiques, leWesc laisse une bonne première impression. Pas réellement de grosse faiblesse et une structure facilement démontable et réparable. L’arceau métallique est une valeur sûre et le câble Jack, à défaut de respirer la solidité, est pourtant détachable près des écouteurs. Ces modèles sont faits par des riders, et certains de ces points se retrouvent comme la tenue très forte du modèle. Cette tenue n’est pas sans conséquence, le confort n’est pas excellent, puisque la pression sur le crâne devient vite trop importante. Ce problème n’est pas le seul, la matière chiffonnée des coussinets n’est pas des plus agréable loin de là, et l’isolation est extrêmement faible.

Wesc n’a jamais versé dans les basses à outrance, on peut le saluer. Mais malheureusement, les lacunes de ce modèle sont nombreuses. Si sa signature est à peu près équilibrée et globalement rassurante, celle-ci doit composer avec un niveau de détails, de séparation des instruments et d’espace sonore extrêmement faibles et assez indignes d’un tel prix. En ce sens aucun style n’est véritablement pire qu’un autre, mais il vaudra mieux ne pas lui demander la lune et rester sur des présentations peu chargées et bien mixées. Dommage quelque part, car on sent que la marque paie avant tout la qualité des drivers et non la signature. A réserver pour les structures simples, dans lesquelles ses défauts seront atténués.

 

 

Test Marshall Major

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Marshall a une excellente renommée et plait beaucoup aux jeunes, pourquoi ne pas tabler sur un casque estampillé Marshall et proche du design des amplis ? C’est à peu de choses près ce qui semble ressortir du modèle Major. Celui-ci, arrivé comme bien des modèles, partait pourtant avec cet énorme avantage qu’est le nom. Car de Marshall, il n’en a que le nom et l’air. Ce modèle développé par la société Suédoise ZoundIndustries reprend certaines parties des produits Urban Ears (également développée par la même marque) pour en faire un casque à part, clairement identifiable et visuellement réussi. Sorte d’hommage au fan, même si un peu tiré par les cheveux.

D’un point de vue ergonomique il y a deux points. Premièrement l’aspect et la solidité. En plus d’être réussi ce modèle est en effet très solide, alliant plastique très massif à du similicuir bien intégré et quelques touches toujours bienvenues comme la présence d’osier près des grilles d’écouteurs. Ce modèle est agréable à la vue et au toucher, le câble, même si torsadé, est également très bien construit, la petite touche finale du ressort sur la jack étant la cerise sur le gâteau. A côté de cela, on peut reprocher un confort très relatif, ce modèle supra appuyant trop sur les oreilles (véritablement désagréable en moins d’une heure) et une isolation malheureusement assez faible, trop faible pour profiter pleinement du modèle dans les transports en communs (le reste étant bon).

Marque Rock, sonorité rock, clairement, avec des raccourcis à la clé. Très léger dans les extrêmes, ce modèle s’appuie sur une signature en V plutôt prononcée, accentuant bas médium et hauts médiums, délaissant assez largement le reste. Ainsi, l’écoute, très brouillonne, ne permet d’apprécier ce casque que dans les styles rock, hard rock et métal, pour un résultat très tranchant et puissant, voire parfois trop agressif. Contrairement au RP-HTX7 de Panasonic, il atténué bien plus les aigus ce qui lui évite quelques problèmes de sibilance, ce casque n’étant pourtant pas franchement supérieur à son homologue sur la qualité des drivers.. Ce casque fait peu, mais il le fait bien. Clairement un modèle pour son style annoncé (ainsi que ses nombreux dérivés), mais rarement autre chose.

 

 

Entre 100 et 200 Euros

 

 

 

Test Wesc Bassoon

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Dernier haut de gamme en date de la marque Wesc, le Bassoon remplace le décevant Bagpipe depuis cette année. Toujours réussi visuellement et un peu plus gros que la moyenne des produits de la marque, ce modèle a encore une fois beaucoup misé sur la forme.

Mélange de plastique massif sur les écouteurs et de métal, il n’y a guère que sur l’accroche des écouteurs que l’on pourrait trouver un défaut, cette accroche laissant un peu de jeu. Le reste très appréciable, les finitions sont très bonnes et les parties métalliques sérieuses. Le confort, entre circum et supra, est encore une fois un point en demi-teinte. Le serrage un peu trop fort devient désagréable passé une heure et demi, les coussinets sont dans la moyenne et ne sauvent pas ce point-là. L’isolation, meilleure que sur le reste de la gamme, est pourtant très perfectible. A peu près bonne pour toutes les situations mais clairement pas optimale et loin des meilleurs. Le câble détachable et standard est un plus, d’autant que deux versions sont livrées de base, dont l’une pour smartphone.

Un des bonnes surprises de ces deux dernières années. On croyait la marque impossible de proposer un modèle cohérent, ce Bassoon s’impose d’emblée comme l’un des meilleurs modèles de cette gamme de prix, qui n’a clairement pas à rougir face à des concurrents installés depuis longtemps. Il est un des modèles les plus proches de l’écoute monitoring, étonnamment bon dans la plupart des styles, se dotant d’une excellente capacité d’adaptation. Petite baisse dans les aigus mais assez faible, il reste, d’une manière générale, détaillé, large et d’une excellente séparation des instruments. Très bon  meilleur rapport qualité prix dans le casque design, voire dans le casque tout court. Pas de réelle faiblesse sonore, seulement une affaire de goût, le prix du son neutre.

 

 

Test Monster Beats Solo

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Solo premier du nom, ce modèle a rapidement acquis sa notoriété via l’incroyable campagne de communication de Monster, laissant en quelques années Bose au rang d’amateur. Premier prix d’une gamme dominant outrageusement l’univers du casque nomade, celui fut également novateur en termes de design, celui-ci rétant maintenant allégrement copié.

Le très bon côtoie le très mauvais ici. Ce casque supra est très confortable, pliable, doté d’un câble détachable et relativement isolant, suffisamment pour n’importe quel usage. Cette isolation passive lui permet également de se démarquer de son Grand frère studio, lequel n’est efficace que dans une optique active. Bémol de taille en revanche : la construction. Très plastique même si pas ignoble, ce modèle traîne derrière lui une réputation peu flatteuse sur la solidité, en particulier à la base son arceau. En effet, celui-ci se fracture assez facilement sur cet endroit, expliquant le taux de retour plutôt élevé du modèle.

Orienté, sur-orienté dans les basses même, ce modèle est une ode au déséquilibre et aux bass lovers. Je l’ai déjà dit, il représente à lui seul l’antithèse du casque audiophile, lequel n’est pourtant pas incompatible avec un niveau de basses important (ex le L3000 ou le LCD2). Clairement, tout ici est une affaire de sensation et la marque l’a bien compris, il n’y a là pas grand-chose d’autre qu’une optique purement électro ou Rap. Les basses sont trop lentes pour du rock, et les hauts médiums bien trop faibles. Néanmoins, une signature pour laquelle le cerveau s’accommode facilement, les basses étant bien plus faciles à ré-équilibrer que les aigus. De plus, ce modèle garde un léger pic autour de 10Khz lui permettant tout de même de dépasser le bas de gamme design. Cette relative lenteur dans les basses rend cette surabondance moins puissante et percutante que ce que donne un niveau de basse équivalent avec un modèle comme le porta pro (qu’il est facile d’égaliser comme un solo), ce qui laisse un rendu acceptable dans ce registre de fréquence, le Koss laissant à de tels niveaux un sacré mal de crâne.

 

 

Test Monster Beats Solo HD

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Seconde itération du Solo, ce modèle est, implicitement, un coup incroyablement vicieux sur la forme, je m’explique (et serait probablement amené à y consacrer plus de temps). Celui-ci est une sortie atypique pour Monster, une première même, la marque amène du nouveau mais n’itère jamais ses modèles : le Studio n’a toujours pas de nouvelle version de prévue, pas plus que le Pro ou les intras Beats, le HD est donc unique. Oui mais cette sortie, assez proche de la version classique semble là pour une unique raison : palier à la solidité du premier modèle, les grandes enseignes ont d’ailleurs totalement délaissé ce modèle pourtant moins cher. Le HD, présenté ainsi comme un modèle amélioré, parait beaucoup trop proche du premier pour être réellement une nouveauté réfléchie. Derrière ce qui semble être une petite filouterie la marque promet également, et cela est l’argument officiel, des drivers améliorés.

Bien peu de différences à première vue, toujours d’excellente impression sur le confort, la bonne isolation, et bien sur la présence de ce câble détachable standard. Pas de différence à aucun niveau donc, les bons points sont sauvegardés mais pas améliorés, la marge de manœuvre était de toute façon très réduite. La construction est à première vue la même, mais visiblement la marque a revu sa copie et les retours seraient bien moins importants. La finition n’est toujours pas extraordinaire donc, mais si le principal défaut est corrigé l’essentiel est là.

HD, la fameuse High Definition, laisse espérer un gain dans le son. Bon, que dire ? Que cet argument est sans doute aussi mal utilisé que dans tout autre secteur. Plus de définition ? Peut-être, mais comment s’y retrouver dans cette signature ? La marque reprend clairement l’approche des Solo premiers du nom, mais se paie le luxe de l’amplifier, le son n’est pas franchement plus mauvais mais encore plus déséquilibré. La différence n’est pas immense mais le Solo HD parait encore plus lourd et étouffé, les voix pouvaient encore surnager sur le Solo, le Solo Hd semble les voiler encore davantage. Ce modèle parait enfoncer un problème qu’il aurait pu corriger. Pour qui ? Le même public que le solo, qui gagnera, malgré un prix plus élevé qui n’aurait pas lieu d’être, une solidité plus importante. Une telle sonorité s’obtenant facilement avec un porta pro (sur-égalisé) à 30 Euros, force est de constater que la marque est déjà bien au-dessus dans l’imaginaire collectif. Pour le collégien voire le lycéen, ce casque en tant que signe d’appartenance se justifie et est pratiquement logique, mais d’un point de vue purement sonore  la gamme XBS de Sony fait bien mieux pour un prix moindre.

 

 

Test AIAIAI TMA1

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Fer de lance de la marque Danoise, Ce AIAIAI est sans doute un des modèles les plus étranges et les plus attractifs de ces dernières années. Représentation parfaite du design épuré à la nordique, sa sobriété n’empêche pas de saluer le travail effectué dans la forme.

Construction quasi exclusivement basée autour de l’arceau métallique, ce casque, oreillettes comprises, est entièrement revêtu d’une fine couche caoutchouteuse très agréable au toucher. Trois éléments composent ce casque : l’arceau, quasiment incassable et supportant toutes les fantaisies ou presque, et les écouteurs, enveloppés dans une coque de plastique très massif. Le constat serait parfait sur ce qui est proche du tank, mais le système de réglage basé sur un mécanisme à ressort est moins fiable que le reste, il s’agira de rester prudent à long terme sur ce dernier point, encore que le ressort se change très facilement. Le confort est excellent mais peut néanmoins poser problème pour les cheveux très courts. L’arceau n’étant doublé que d’une fine bande caoutchouc sur le dessous, il est pour certains désagréable au sommet du crâne. Pour le reste, les oreillettes supra sont extrêmement douces, serrent peu (contrairement à des modèles comme le Wesc Bassoon ou le Sennheisre HD25) mais tiennent très bien en place et surtout sont excellentes au niveau isolation.

La sonorité était annoncée par la marque, clairement orientés pour les musiques électro souvent surmixée dans les aigus. De ce côté il n’y a absolument pas tromperie sur la marchandise car ce casque est clairement fait pour ce style. Très basseux et très lourd dans sa sonorité, il ne permet pas de naviguer trop loin dans les styles malgré une sonorité qui ne se perd jamais, le son est orienté mais de qualité. Un casque de bass lover, mais plus riche qu’il n’y parait à la première écoute (laquelle peut clairement déstabiliser), les basses sont ainsi très charpentées mais détaillés et précises, sans jamais déborder. On regrettera simplement l’atténuation prise avec les aigu, rendant le son à la limite du boueux dans certaines conditions. Un casque qui aurait pu sombrer dans une catastrophe, mais au final un casque pour bass lover très convaincant et réellement travaillé, pas une machine surgonflée et laissée à son propre déséquilibre.

 

 

Test V-Moda Crossfade LP

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Marque s’étant fait connaître dans le milieu avec une série d’intra déjà très design pour l’époque et pas forcément appréciés des audiophiles, V-Moda lança un casque audio très design l’année dernière avec le Crossfade LP. Celui-ci, d’une approche originale et massive à première vue, était un peu trop clinquant pour certains.

La forme, V-Moda connaît, voire maîtrise. Ce modèle est extrêmement solide et bien conçu sans réelle faiblesse malgré un léger jeu dans l’accroche des écouteurs à l’arceau. Il est, pour être franc, parmi ce qui se fait de plus massif à ce niveau de prix. Forcément il n’y a pas de structure pliable, mais arriver à casser un modèle comme celui-là révèle de l’étrangeté. Le confort est bon, même si perfectible pour un Circum, le problème vient en fait des grilles, très proches des oreilles, il y a donc parfois des contacts, tout dépend de la morphologie des oreilles. Il y a plus léger mais le poids est bien réparti et l’arceau suffisamment rembourré. Enfin, câble détachable et standard, gaine en tissu sur le modèle de base. L’isolation n’est pas exceptionnelle pour ce type de casque, bien que suffisante, meilleure qu’un Phiaton MS400 mais un peu dessous d’un Sennheiser HD25, d’un AIAIAI TMA1 ou d’un B&W P5. Bref, un quasi sans-faute sur l’ergonomie.

Le son, en revanche est extrêmement surprenant. La marque n’avait pas une réputation incroyable sur ses intras, même si certains les qualifiaient de corrects, ce modèle semble avoir pris un pari proche du Beats Solo. En effet, nous sommes ici, très clairement dans un modèle de déséquilibre. Sans être totalement absents, les aigus et une majorité des médiums semblent aspirés dans les basses, de très volumes pour le coup. Les drivers de 50mm promettaient un son de ce type, mais l’erreur est ici d’avoir privilégié la puissance au contrôle. Car ces basses ne sont pas mauvaises, incroyablement enveloppantes et ne saturent pas, mais le manque de définition est malgré tout important et ce type de fréquence déborde sur le reste, tout simplement. Tout comme le solo il donnera parfois l’impression de modifier jusqu’à la structure du morceau. Pas aussi voilé que son collègue, il reste légèrement meilleur mais de très peu. Bien triste, quand on sait que les WS70 d’audio Technica ou les XBS700 de Sony ont une signature très proche, c’est-à-dire un torrent de basses, mais de bien meilleure qualité.

 

 

Test Mix Style Novel

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NOuvel arrivant sur le marché Européens, Mix Style amène pour le moment 4 modèles. Le Novel, plus haut de gamme, reprend quelques lignes à Monster et Beats en prenant soin d’y amener sa touche personnelle. Un casque un peu plus unisexe que ceux de son concurrent. Reste à voir s’il en a dans le ventre.

PLutôt élégant même si pas forcément exceptionnel côté design, ce Novel n’est pas non plus un foudre côté solidité. Le plastique de l’arceau demande manifestement un maniement mesuré, sans doute pas plus que chez Monster mais prudence tout de même. Le câble détachable, sans être exceptionnel est relativement bien construit et livré en deux exemplaire (dont un avec télécommande). Naviguant entre supra et circum, il reste confortable à l’usage et surtout très isolant.

Pas trop typé, plutôt polyvalent, ce modèle coupe légèrement les deux extrêmes pour se concentrer sur un son bien équilibré et détaillé. Petit bosse dans les basses autour de 100Hz d’où une bonne adaptation aux morceaux énergiques. De même, pas d’effondrement dans les haut-médiums, le son est relativement clair et pratiquement pas voilé. Le rendu des médiums est sans doute son point fort, avec un excellent rendu des timbres, un peu chaud mais bien maitrisé. Il y a plus clair et plus tranchant, particulièrement pour un usage rock ou Classique, mais l’éclectisme du produit est là. Pas un tueur, mais un bon produit et un très bon casque design.

 

 

 

Plus de 200 Euros

 

Test Phiaton MS400

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Issu de la marque Cresyn, Phiaton s’est illustré à travers des designs ouvertement futuristes à base de carbone ainsi que par ses intras eux aussi très particuliers. Malgré une bonne réputation, particulièrement sur sa gamme MS, celle-ci n’est toujours pas distribuée en France, les quelques boutiques d’importation font, fort logiquement, payer le prix fort. Ce MS400, haut de gamme de la marque, existe en Finition rouge et en noir, l’une plus tape à l’œil que l’autre.

Le MS400 met en avant du bon et du moins bon. La finition plastique est ainsi un peu trop marquée sur ce modèle, peu de grincement mais pas une impression de solidité extrême. Je ne crois pas avoir vu de plainte au sujet d’éventuelle casse ce qui est déjà ça. Second petit problème, le câble un peu trop fin et un peu effrayant pour un tel prix, d’autant qu’il n’est pas détachable. En ce sens, il est extrêmement proche de la gamme AT-ESW de audio-technica. Passé ces défauts, le casque possède des oreillettes agréables facilement remplaçables. Le seul reviendra sur la taille, oscillant entre Supra et circum (généralement circum) pouvant gêner les grandes oreilles. La pression étant faible, le problème n’est pas bien grave et le confort est plutôt bon. L’isolation ne se rapproche plus des semi fermés que d’un véritable fermé, la majorité des cas de figures ne lui poseront pas de problème mais il ne faut pas lui en demander trop, celle-ci est à peu près équivalente au Wesc Bassoon, mais en dessous des modèles Beats et Crossfade.

Le son, tout comme les deux modèles précités, est sensiblement porté vers les basses. Néanmoins, le niveau n’est clairement pas le même, et il n’y a jamais cette sensation de déséquilibre, comme on peut l’observer avec ses concurrents. Moins détaillé dans le registre grave que le AIAIAI TMA1, le Phiaton MS400 reste néanmoins plus percutant et quelque part plus polyvalent. Mis à part l’habituelle barrière de la musique classique et certains styles exigeants et rarement faits pour le nomade, ce modèle s’exprime généralement très bien, malgré un voile assez caractéristique de son petit effondrement dans les haut-médiums. Paradoxalement il y a un certain tranchant et ce modèle devrait plaire aux bass-lover sans pour autant devenir surréaliste. Pas ce qu’on peut appeler un modèle audiophile non plus, la réponse en fréquence étant assez fantaisiste, mais une très bonne maîtrise de son sujet. Moins bon que le TMA1 pour l’électro et le rap, ainsi que sur les voix en général (le TMA1 n’a pas cette atténuation des haut médium), généralement meilleur sur le reste, bien plus polyvalent en tous cas.

 

 

 

Test Monster Beats by Dre Studio

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Premier modèle d’une série à succès, et le mot est faible, le studio commence maintenant à sentir le poids des années même si un remplacement n’est toujours pas prévu. Plus encore que Bose et sa gamme QC, il montra au grand public une technologie bien amusante et pourtant loin d’être récente, l’isolation active. Cher, mais porté par à peu près la totalité des people de la planète, il est à présent plus qu’un casque, il est pour la plupart des jeunes une évidence.

Passons le côté mainstream voire sur-représenté du modèle, ce Studio est un bel objet, certes clinquant mais qui ne laisse pas insensible, sa déclinaison Blanche a apporté une petite touche bienvenue, mais l’ensemble des nouvelles éditions comme les Lamborghini sont quasi-systématiquement affreuses et d’un mauvais goût rare. Ce modèle semble à première vue peu solide, le plastique n’est pas des plus flatteurs et robustes, et les grincements sont fréquents. Néanmoins, l’arceau est sur le long terme relativement solide, pas extrêmement souple et loin d’être celui d’un HD25, un TMA1 ou d’un Crossfade, mais à moins d’être imprudent il s’inscrit sur la durée. Un peu cher tout de même pour cette qualité. L’isolation, quant à elle, est à double tranchant. Le principe actif est d’une bonne efficacité (bien que générant un bruit de fond parasite) et permet de bien effacer les ronronnements de foule ou les bruits de type moteur. En revanche, cela étant sans doute à corréler avec la douceur des coussinets, l’isolation passive est loin d’être au niveau. Ce n’est pas sur l’isolation des bruits aigus, des crissements, ou de bruits soudains que ce modèle fait ses preuves. Pire, le son fuit énormément, faisant profiter à tout le monde de son écoute. D’une manière générale il y a mieux, d’autant que ce produit ne fonctionne pas sans pile. Enfin, ce modèle est doté d’un câble détachable et standard, pas extrêmement solide dans la durée malgré son épaisseur, étonnant quand sait que cela est la spécialité de Monster depuis 35 ans.

Le son enfin. Il est intéressant de comparer le Solo, Solo Hd, ainsi que ce modèle pour s’apercevoir des changements. Bien que prenant lui aussi le pari des basses, il reste d’une certaine façon une gamme au-dessus, sans doute plus. Bien que beaucoup de modèles soient mieux maîtrisés et surtout plus détaillés, il garde largement le contrôle sur sa signature. Les basses sont présentes, assez contrôlées, et nullement congestionnées. Certes, l’impression de caisson de basses que l’on retrouve sur le solo, le Crossfade LP ou le XBS700 n’est pas là, mais il gagne ainsi en précision et en qualité. Un jeu de basses n’est pas exceptionnel mais encore appréciable, il permet également de garder une certaine forme d’éclectisme. Le rock reste écoutable et parfois très bon, l’immense voile des modèles Supra de la marque n’est clairement pas là. Le gros reproche reste une gestion trop timide des aigus, ce qui lui aurait permis de sensiblement s’améliorer. Un modèle un peu trop cher, mais sans doute le meilleur rapport qualité prix de la marque, et également le plus équilibré.

 

 

Test B&W P5

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Première incursion de la marque dans le casque audio, B&W partait avec un sérieux passif dans le domaine des enceintes, à travers des chefs d’œuvre comme la série Nautilus. Mais le casque est bien différent et ne permet pas toutes les fantaisies possibles en terme de place. D’apparence incroyablement luxueuse, ce modèle est sans doute ce qui se fait de mieux dans le genre, on lui cherche encore un équivalent.

Matériaux nobles, c’est le moins que l’on puisse dire. Ce produit fait de cuir et de métal ne possède pratiquement aucune faiblesse. Bien construit, incroyablement confortable et isolant (au niveau d’un HD25) pour un supra (les coussinets sont à tomber), le seul reproche est à mettre sur son câble bien trop fin. Celui-ci est certes remplaçable, mais à l’intérieur des coques, ce qui oblige presque à trouver un équivalent aussi fin que lui, autant dire une plaie. Dommage en un sens, car le système de coussinets aimantés permet un remplacement très facile en théorie.

A prix luxueux, la marque a voulu soigner son image de raffinement, et cela s’entend. Le son, très perturbant, est clairement orienté pour l’écoute des médiums. Ce modèle est incroyablement lent et empaffé dans les basses, le privant des genres Rock, électronique et rap d’emblée. Au milieu de ça il reste les styles vocaux et quelques styles instrumentaux. Et là, le modèle décolle très clairement, d’une précision rare dans ce domaine, donnant vraiment cette impression de haut de gamme que l’on attendait pour le reste. Jamais agressif, ce modèle est malgré tout très limité dans ses possibilités musicales, un objet de luxe pour le jazz et quelques styles classiques. Le Casque vocal.

 

 

Test Monster Beats Pro

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Haut de gamme de la marque Monster, ce Pro, sans être aussi réputé que ses compères Studio, Solo et Solo Hd, est tout de même une réussite commerciale inespérée. Comment expliquer que le marché du casque, n’excédant les 200 euros que pour une poignée de geeks audiophiles il y a quelques années, puisse placer un modèle à 400 dans ses meilleures ventes ? Voire 500 Pour son édition (très réussie) Detox ?

D’emblée les différences avec les autres casques Beats est flagrante, la construction presque entièrement métallique, le poids très important, la solidité des points de jonction et de torsions, aucun souci sur la construction, le câble lui-même est plus épais et bien plus solide au niveau des Jack que le reste de la gamme. Nous ne somme pas non plus sur du Beyerdynamics mais on s’en rapproche. Câble détachable encore une fois, et excellente isolation en nomade, bien que ce modèle soit très gros. Le confort en lui-même est excellent, les coussinets étant très doux et bien enveloppants. Le gros bémol est à mettre sur le poids du casque justement, à savoir près de 400gr ce qui est énorme et même rarement atteint dans les gammes hifi. Le prix de la solidité sans doute, mais il peut devenir fatiguant pour les cervicales, particulièrement chez les jeunes.

Le son quant à lui reste dans une optique très Monster, sans doute même un peu trop pour un casque de cette gamme. Un peu plus profond et maîtrisé que ses autres produits dans ce registre, il n’en reste pas moins encore un peu pataud et loin d’être exceptionnel. Le Studio, bien que moins fin dans les basses, est également un peu plus équilibré et plus polyvalent. Le principal souci du Pro est encore une fois son prix. Car pour un modèle qui peine vraiment à battre, par exemple, le modèle AIAIAI TMA1 dans le genre bass-lover, on peut se demander d’où vient ce prix hallucinant de près de 400 Euros. Ce modèle n’est pas mauvais, seulement il est loin de mettre la claque qu’il devrait à ce niveau de prix.

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