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Écrit par
Guillaume

Test Philips O’Neill The Stretch SHO9560 / SHO9561

Vendredi 25 novembre 2011 à 17:28 | Dans la catégorie casque

 

Introduction : Renouveler le succès du shl9560 dans une version plus luxueuse, plus solide, meilleure sur la partie sonore, et bien sûr plus chère, pratiquement deux fois plus en l’occurrence, là est le pari de la gamme O’Neill avec ici le SHO9560 (version noire), existant également en blanc (SHO9561). Mais derrière l’intention d’amélioration, on a trop souvent vu des raccourcis faciles et des marques tentées par un simple rafraichissement de la forme. Petit test pour vérifier cela.

philips_1.jpg

Philips O’neill The Stretch SHO9560

 

Présentation

 

 

Alors que son ancêtre avait choisi une gamme concurrentielle mais plutôt abordable, généralement moins de 50 euros, la version O’Neill emprunte un chemin un peu plus compliqué et pas loin d’être le plus encombré en matière de modèles. Si beaucoup de marques et de de modèles sont des ratages, il y a de sérieux concurrents comme les Akg de cette gamme par exemple.
Extérieurement il n’y a pas de différence immense entre le SHL9560 et ce SHO9560/9561, les lignes sont les mêmes bien que la forme s’éloigne un brin, mais rien en apparence ne semble justifier un tel écart de prix.
Au chapitre des différences justement : le câble, l’arceau, les coussinets, et dans une certaine mesure les motifs, ce dernier point étant on ne peut plus objectif. Cette version du câble est détachable, mais à la manière du Wesc Bongo, c’est-à-dire près de la coque et non sur la coque. Je ne suis pas fan de ce type d’accroche mais en pratique la durée de vie augmente sensiblement, le Jack n’étant pratiquement pas sollicité (en torsion) à cet endroit.

 

Fabrication

 

Le premier modèle ne laissait pas une impression de tank, mais sous sa grande légèreté se cachait un modèle résistant à pratiquement tout type de traitement, particulièrement les mouvements de torsions et d’écartements, généralement la raison de cassure des modèles.
Ce O ‘Neill va encore un peu plus loin en laissant une impression plus massive de ses matériaux. Le casque ne parait pas beaucoup plus lourd mais son plastique gagne sensiblement en qualité. L’arceau est légèrement revue et visiblement encore plus souple. Ce dernier point n’était pas non plus au chapitre des impératifs, le précédent pouvait déjà supporter les pires tortures.
Le câble est également un peu plus agréable, gaine de tissu et doté d’un Jack métallique plus solide que l’ancien modèle. On a vu mieux même dans ce niveau de prix, la qualité du gainage n’étant pas incroyable, mais cela reste très correct.

 

 

 

 

 

 

Confort

 

Bonne amélioration des coussinets, plus doux sans pour autant être moins fermes. Le seul souci se posera sans doute avec les grandes chaleurs. Comme tout bon fermé qui se respecte, ce modèle ne laisse pas vraiment respirer, la marge était bien plus grande avec le SHL9560.

 

 

Isolation

 

En adéquation avec le point précédent, l’isolation monte d’un cran, ce point est ainsi très bon pour un casque de ce prix, assez peu de modèle de moins de 100 Euros rivalisent. Nous ne sommes pas au niveau d’un hd25 mais tout de même pas loin.

 

 

LE SON

 

Testé uniquement avec un Cowon S9 vieillissant et un Hifiman HM801.
Tranchons immédiatement avec la question du son, ce modèle fut pour moi une déception. Non pas qu’il soit catastrophique, mais le rendu est tout simplement moin bon qu’avec le SHL9560, pourtant deux fois moins cher, ce qui pour moi met d’emblée un immense bémol.
Le premier du nom avait un son de très bonne qualité, car il était un des rares du genre à posséder un tel niveau de détails et d’espace sonore, mais également parce que sa signature sonore plutôt équilibrée tranchait un peu avec la mode du basseux. Ici, sans être un casque surbasseux, ce modèle est tout simplement mal maitrisé dans le registre grave, l’impression de contrôle n’est pas là, le son est bien plus voilé que sur le premier modèle, il y a un effondrement assez net à partir des haut médiums.
D’un point de vue sonore la marque a visiblement tenté de palier l’atténuation des basses du SHL9560, mais à vrai dire aucun point ne semble le justifier tant cela n’apporte rien. Le modèle n’est ainsi pas plus rapide ni plus énergique, les basses sont lentes voire trainantes et l’espace sonore, largement recentré vers l’avant, ne profite pas de cette particularité sur les genres comme le rock là où il devrait justement surpasser l’ancien.
Si je ne trouvais pas d’équivalent au SHL9560 dans sa gamme de prix, je trouverais énormément de modèles supérieurs au SHO9560/61 pour les raisons évoqués.
Les aigus sont trop courts, les médiums plutôt voilés, les basses assez lentes et l’espace sonore très restreint, impensable venant d’un des modèles les plus chers de Philips. Ainsi ce n’est pas une catastrophe, mais je ne lui trouve pas un style qui lui permettrait de surnager réellement. Pourquoi un tel constat ? Sans doute pour avoir voulu s’éloigner des habituelles qualités et signatures sonores de la marque, cela pour, sans doute, amener un son plus actuel. Pourquoi pas en théorie, mais ici l’exercice est raté. Un équivalent plus maitrisé ne serait pas de refus.

 

 

 

CONCLUSION

 

 

L’âge d’or de Philips en matière de casque nomade n’empêche pas des faux pas, parfaitement illustrés avec ce modèle. La forme est irréprochable : confortable, solide, isolant. En revanche, si l’évolution est nette avec le précédent SHL9560, la déception est de taille sur le plan audio, tout ici semble en dessous de ce que fait l’ancien modèle, pourtant  près de 2 fois moins cher, même dans des morceaux où la signature devrait s’exprimer. Très moyen dans sa gamme de prix, ce O’Neill souffre avant tout du passé de la marque, qui est ici un boulet.

 

 

 

Nous rappelons que les appréciations sont à remettre dans leur contexte. Niveau de gamme du produit, prix pratiqué, public visé. Nous vous conseillons de lire attentivement le test dans son intégralité.

Il va également sans dire que la subjectivité est inévitable dans un test de casque, il se peut que vous soyez déçu par un modèle malgré tous nos efforts pour rester objectifs.

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