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Écrit par
Guillaume

Test audio-technica ATH-ANC9

Vendredi 11 mai 2012 à 17:35 | Dans la catégorie casque

 

Introduction :
Évolution du ANC7, ce ANC 9 chasse sur les terres du QC15 et son extraordinaire système de réduction, qui à l’heure actuelle met facilement la concurrence à terre. Un design très légèrement repensé, et surtout la présence de 2 micros comme son concurrent Américain, ainsi qu’une possibilité passive ce qui amène au ATH-ANC 9 un bon avantage. De quoi mettre l’eau à la bouche, le modèle ANC7 était déjà une réussite, ce ANC9 est-il une révolution ?

athanc9.jpg

 

 

Audio-Technica Anc 9

 

Package

 

Un peu plus fourni, isolation active oblige, que les nomades classiques, nous retrouvons à peu près tout ce qu’il faut en rangement et package.

 

 

Au programme donc, dès l’ouverture de la boite, une housse de rangement rigide, de grande taille. D’un côté le casque, de l’autre l’ensemble des petits accessoires. On retrouve ainsi : Un câble classique (Jack-Jack), un câble avec télécommande smartphone, un adaptateur Jack 6,35mm, le sacro-saint adaptateur prise avion, et pour finir une pile format aaa (lr03) nécessaire pour le fonctionnement en actif.

 

Pas de manque donc et l’on peut surtout saluer la présence des câbles détachables, premier très bon point face au Bose,  déjà présent chez le Klipsch Mode ou le Monster Studio.

 

Fabrication

 

La construction était correcte pour le ANC7, nous passons un bon cap avec une approche plus massive et bien sérieuse sur les points de pivots du ANC 9. Ces derniers restent en plastique mais sont suffisamment bien pensés pour ne pas avoir à craindre une casse, pas dans un usage classique en tous cas. Nous sommes bien loin du plastique très léger du Beats, et un peu au-dessus du déjà sérieux QC15 de Bose, le modèle est un poil plus lourd en revanche, 220gr contre 205gr.

 

 

L’arceau suffisamment flexible et le câble détachable, la quasi totalité des casses est donc à exclure.

 

 

 

 

Confort

 

Vrai circum, nous sommes dans un modèle très confortable mais également fermé et donc facilement étouffant en été. Pas des plus légers mais sans aucun problème à l’usage, on remarquera des coussinets suffisamment moelleux pour une écoute longue. Pas le meilleur mais très supportable. Le QC15 reste un peu au dessus.

 

 

 

 

 

Isolation

 

Décomposons cela en 4 parties :

 

Isolation Passive

 

Du niveau d’un bon fermé, très légèrement supérieure au Bose, très légèrement inférieure au Klipsch M40, et largement devant le Beats qui souffre largement de ce défaut. L’écoute en passive passera donc sans véritable problème.

Isolation Active

 

Proche de la perfection, et pour être honnête pratiquement à égalité du Bose, restant devant d’une courte tête en général (nous allons y revenir), avec toutefois un bruit de fond un peu plus présent mais pas vraiment décelable en situation réelle. En pratique, ces deux modèles sont clairement devant la concurrence tant l’efficacité du système est bluffante. Le ronronnement d’une circulation ou d’une rame de métro disparait totalement, chose qu’aucun autre modèle ne parait réussir. Le gain est très sensible par rapport à la précédente version, qui ne faisait que bien atténuer.

 

3 Modes

 

Petit plus, ce casque possède trois modes d’isolation active, tous symbolisés par une couleur. Le bleu est adapté à l’avion et autres transports, le rouge aux lieux bruyants, le vert, moins fort, aux lieux peu bruyants. Si le dernier mode semble être le même que le second mais dans une forme un peu atténuée et rarement interessants, le premier et le deuxième diffèrent légèrement de par le type de fréquences atténuées. Le bleu se concentre un peu plus sur les basses fréquences, le second déborde davantage sur les bas médiums et médiums. Ainsi, si d’une manière générale le Bose gagne d’une courte tête, nous sommes à peu près à égalité si le bon mode est sélectionné.

 

Je recommande largement le bleu pour tous types de transports, le rouge pour à peu près tout le reste. Point important par ailleurs, si l’on décèle un bruit de fond en mode bleu, à peu près du niveau du Bose, celui-ci disparait quasi totalement en mode rouge (totalement en environnement bruyant).

 

 

Isolation Totale

 

Difficile de départager les 2 modèles Bose et Audio-Technica même si le Bose gagne d’une courte tête en actif. Pour le reste il n’y a tout simplement aucun équivalent à ma connaissance. Le Beats est catastrophique en passif et médiocre en actif en comparaison. Le Klipsch est très bon en actif et moyennement bon en actif, loin derrière donc (nous reviendrons en détails sur ce modèle).

 

Autonomie

 

Annoncée à 30hr. Je n’ai pas chronométré la durée, mais manifestement ce modèle semble avoir tenu dans les 25-27hr, en alternant mode bleu et mode rouge.

 

 

 

LE SON

 

 

Encore un modèle qui, bien qu’il soit loin d’être neutre, nous amène dans une certaine polyvalence. J’utiliserai donc une playlist lors du futur comparatif entre casques à isolation active.

 

Commençons par le premier avantage, ce modèle possède un fonctionnement en passif, ce qui permet, grande joie, de profiter de sa musique après extinction des piles. Ce point pourtant très important à mon sens n’est pas présent sur les Beats ou les Bose, modèles dominant le marché pourtant. Klipsch, Koss ou Audio-Technica marquent donc de précieux points.

 

 

 

Le mode actif met en avant une signature assez atypique, proche d’un HD25 mais avec plus d’extension dans les basses et par conséquent plus de lourdeur. Ainsi, on retrouve une impression de signature en V, relativement claquante dans les bas-médiums et les aigus avant les 10Khz, baisse notable passé les 10Khz, mais aussi une bonne tenue voire amplification avant les 80Hz. La signature est donc à la fois tranchante dans les haut-médiums, avec des voix éloignées, mais aussi une bonne mise en avant dans les basses. Le Bose QC15, en comparaison, sonne plus rapide et bien plus sec.

 

 

Le son est ainsi à la fois très basseux mais assez rapide, d’où une sensation étrange mais pourtant pas désagréable. Ne sommes toutefois pas dans ce qui se fait avec le HD25 en terme de rapidité, le gap est largement perceptible. Le son étant moins sec, il des avantages, notamment sur l’électro, plus agréable, ainsi que dans certains types de rock ou de jazz.

Malgré sa signature en V, l’espace sonore n’est pas une de ses qualités. Le son est plutôt frontal et pas spécialement profond. On retrouve néanmoins un très bon niveau de détails ainsi qu’une excellente séparation.

 

 

Un style de prédilection ? Pas vraiment, car ce modèle étonne par sa versatilité. La signature n’est pas appréciable par tout le monde, mais aucun genre ne l’assomme véritablement, pas même dans les genres pièges comme le métal. Le classique est sans doute le genre qu’il apprécie le moins, mais le petit scintillement de son pic dans les hauts-médiums permet de garder une dose de clarté.

 

 

 

Le mode passif est lui un peu différent, car celui-ci, bien que proche d’un point de vue réponse en fréquence, développe une personnalité moins engageante. Le pic dans les hauts-médiums disparait totalement et le son  amène une bonne dose de voile. Les voix seront plus proches mais pas forcément plus agréables, la sonorité est bien moins tranchante ou claire, l’impression de congestion est plus grande. Tout n’est pas à jeter car la signature est plus reposante et tout de même bien adaptée aux genres vocaux, mais on aurait pu demander plus. Ce type d’écoute n’étant pas le principal cela n’est pas trop grave, d’autant plus que bien des modèles donnent l’effet inverse, le Koss QZ900 par exemple, plus convaincant en passif.

 

Sensibilité

 

Petit bémol en revanche, et le lot de plusieurs casques du genre, les drivers ne sont pas d’une sensibilité extrême. Un enregistrement de faible volume poussera largement le baladeur dans ses derniers retranchements. Il n’est donc pas conseillé de prendre ce modèle avec des baladeurs de type sansa clip.

 

 

 

Égalisation

 

Les possibilités à ce niveau sont nombreuses, particulièrement pour le mode passif qui, une fois rehaussé dans les hauts-médiums et les aigus est au niveau du mode actif. Remonter les aigus après 10Khz permet un petit gain de clarté, même pour le mode actif, encore que la différence ne soit pas immense.

 

CONCLUSION

 

 

Si l’on devait prendre un seul casque à isolation active sans réel défaut, ce serait sans doute ce ATH-ANC9. Car s’il garde les quelques tares inhérentes au genre, notamment un rapport son/prix toujours discutable, force est de constater qu’on ne peut le prendre en défaut ni sur la forme ni sur le fond. Le produit est bien conçu, confortable, doté d’une isolation active référentielle et d’un son suffisamment polyvalent, mais surtout d’un mode passif, véritable avantage.

 

17/20

 

 

 

 

 

 

Nous rappelons que les appréciations sont à remettre dans leur contexte. Niveau de gamme du produit, prix pratiqué, public visé. Nous vous conseillons de lire attentivement le test dans son intégralité.

Il va également sans dire que la subjectivité est inévitable dans un test de casque, il se peut que vous soyez déçu par un modèle malgré tous nos efforts pour rester objectifs.



 

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