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Écrit par
Guillaume

Test Philips Citiscape Uptown SHL5905

Vendredi 15 juin 2012 à 16:14 | Dans la catégorie casque

Philips Citiscape Uptown SHL5905

Présentation

Nouvelle génération de casques avec les Citiscape de Philips, déclinés en 3 versions : Shibuya, Downtown et Uptown. Approche Supra pour les 2 premiers, Circum pour le dernier. Le Uptown fait largement penser au Fidelio L1 dont il emprunte l’essentiel de son épure. Un peu plus volumineux néanmoins, il reste dans des dimensions acceptables encore que pas forcément universelles, tout le monde n’étant pas adepte du vrai circum. Disponible en 2 coloris (couleur de la coque), le modèle promet énormément même si le souvenir du SHO9560 O-Neill (même prix) ramène au seul véritable ratage de ces dernières années.

J’aurais très bientôt l’occasion de mettre en ligne le test des 2 autres modèles, moins chers et assez différents en termes de signature, mais nous y reviendrons.

Package

Premier point noir, le package est ce que l’on pourrait appeler famélique, sans doute pour ne pas plomber le prix. On retrouve ainsi le casque et… c’est tout. Non pas tout à fait mais presque, car l’on retrouve un adaptateur. Celui-ci possède, tout comme le Jack du câble principal, un Jack 3,5mm à 4 connexions, pour smartphones. Quelle est l’utilité ? Le fonctionnement avec les horripilants modèles Nokia, bien souvent incompatibles avec les câbles 4 connexions classiques. Pour le reste, ni adaptateur jack ni housse.

Fabrication

Assez spectaculaire pour le prix, particulièrement dans son impression luxueuse, ou semi luxueuse. Nous n’agrippons pas la qualité du premier Fidelio, mais le Citiscape Uptown présente un bilan pratiquement irréprochable. Des coussinets et un bandeau en simili (sauf erreur) très doux et agréable, la plupart des points essentiels en métal. Bref pas de reproche, excepté le câble. Celui-ci est plat ce qui est une bonne chose (pour les emmêlements), mais malgré tout trop fin. A voir à l’usage, d’autant plus qu’il n’est pas remplaçable. Ce dernier est de type smartphone, télécommande simple donc. En plus de cela, la marque a glissé un potentiomètre à glissière, rare mais universel au moins et très pratique.

Confort

A l’image du L1, un poil en dessous sans doute, car véritable fermé et donc plus étouffant, la concession faite par une qualité. Pour le reste, nous sommes dans le très bon comme l’essentiel des vrais circum. L’oreille reste parfaitement entourée, le modèle n’est pas trop lourd, et l’arceau bien rembourré, le serrage reste très acceptable. Pas de problème pour plusieurs heures d’écoute donc.

Isolation

Le défaut principal du Fidelio L1 en nomade. Bonne nouvelle, ce produit est un vrai fermé, l’isolation s’en ressent largement. Nous ne sommes pas non plus dans les eaux des ténors comme les Sennheiser HD25, AIAIAI TMA1 et UrbanEars Zinken, mais dans quelque chose d’acceptable dans les situations urbaines, transports en communs également, à défaut d’être vraiment bon.

Le Son

Premier point, un modèle plutôt équilibré, avec une impression de signature en V. De bons bas-médiums, bien définis, des basses correctes mais pas vraiment mises en avant, un petit pic dans les haut-médiums/aigus, et globalement une bonne tenue pour le reste des fréquences. Pas de manques ou de creux mais une sonorité relativement atypique pour un modèle fermé, assez logique pour un V en Circum. Celle-ci se manifeste par une sonorité très ample et surtout très étendue à droite et à gauche, ainsi que dans le basculement des voix vers l’avant, un écartement de la scène qui me rappelle (dans une moindre mesure) le grado GS1000. Celle-ci possède à la fois des bons et des mauvais points, souvent très subjectifs. Certains se contentent ou apprécient bien plus les représentations frontales, plus classiques, moins perturbantes. Mais d’autres recherchent la spatialisation la plus large possible, ceux-là seront comblés, le Uptown étant dans les modèles du genre, et pratiquement unique dans sa gamme de prix.

La profondeur de scène et la sensation d’étalement est un autre problème (je place volontairement les 2 problème en 1). Sur ce point, le modèle est également au dessus de la moyenne, sans être époustouflant. Pour quelques dizaines euros de plus (donc toujours dur de comparer), le M50 d’Audio-Technica va plus loin par exemple. Par extension, le niveau de détails et la séparation sont sans reproche, évitant à peu près tous les écueils.

En contrepartie l’écoute n’est pas spécialement permissive, les mauvais enregistrements sur des styles rapides laissent une sorte de flou plus ou moins concentré vers l’avant, un peu lointain, pas agressif mais définitivement pas agréable.

Quels styles ? A peu près tous, ce modèle permet une polyvalence relativement bonne, n’étant jamais totalement mauvais. Comme souvent, l’écoute étendue à droite et à gauche n’est pas vraiment adaptée au genre hard rock ou métal, je ne conseillerai donc pas vraiment le casque pour ces genres. De même, il est difficile de trouver un style de prédilection, le champs étant assez larges. L’électro passe très bien, le rock classique également, la classique profite de la largeur de la scène (bien qu’il y ait un petit défaut), et les styles rap et jazz sont très corrects.

Mon seul véritable reproche est la qualité moyenne des aigus, sonnant un peu “faux”, laissant une impression volatile, peu cohérente. Il n’y a pas d’agressivité dans le registre, mais le modèle perd de sa qualité, et un égaliseur ne peut rien faire ici. Le classique, cité précédemment, prend ainsi du plomb dans l’aile. Le Fidelio marque largement sa différence ici.

Pas de miracle sur les basses, celles-ci étant légèrement en retrait, mais aucun manque ni débordement, le son est rond ou un peu plus pêchu quand il le faut.

A qualité équivalente ? En termes de spatialisation il n’y a pas énormément de clients à 100 Euros. Niveau purement sonore, on mettra en avant le Sennheiser PX360, très bon également et plus adapté aux styles rapides, le Shure SRH750 également, assez large et bien plus tranchant, le Skulldandy aviator également, extrêmement proche. Presque parfait, mais perfectible sur quelques points : câble, aigus, et dans une moindre mesure l’isolation et le package. Pour le reste, le produit est un très bon modèle de plus, qui laisse présager une bonne continuité.

CONCLUSION

Un quasi sans faute pour le Uptown, sorte de petit Fidelio L1. Si la sonorité n’est pas aussi fine ni aussi détaillé, on retrouve ce qui compose un très bon nomade, dont l’isolation enfin acceptable. Tout n’est pas parfait bien sur, et quelques ombres viennent ternir sa note.

16/20

Nous rappelons que les appréciations sont à remettre dans leur contexte. Niveau de gamme du produit, prix pratiqué, public visé. Nous vous conseillons de lire attentivement le test dans son intégralité.

Il va également sans dire que la subjectivité est inévitable dans un test de casque, il se peut que vous soyez déçu par un modèle malgré tous nos efforts pour rester objectifs.



 

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