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Écrit par
Guillaume

Test Philips Citiscape Downtown SHL5605

Dimanche 12 août 2012 à 02:01 | Dans la catégorie casque

Philips Citiscape Downtown

Présentation

Cadet de la gamme Citiscape, le Downtown est au Fidelio M1 ce que le Citiscape Uptown est au fidelio L1, dans le design tout du moins. La marque revient avec un nouveau système d’isolation, baptisé Music Seal, pour palier ce qui reste un point faible historique de la marque dans son optique totalement nomade. Design supra et assez original, plusieurs coloris, et prix dans la moyenne de sa gamme SHL9700, 70 Euros ici.

Package

Le modèle me fut prêté par un gentil membre, je n’ai donc pas pu m’essayer aux joies du déballage de packaging. Pas de surprise en même temps, l’approche famélique du Uptown se retrouve ici visiblement, avec…. absolument aucun extra.

Fabrication

Pas mauvaise du tout, cela grâce à l’excellent assemblage. Nous ne sommes pas dans du tank, mais l’approche tissu et surtout structure en métal est suffisamment rare à ce niveau de prix pour être signalée. Pas de véritable point faible sur le casque, l’arceau est solide et les coussinets massifs. Le câble, de structure plate, est le même que celui du Uptown, excepté pour son absence de réglage sonore, uniquement télécommande donc. La formule marche toujours bien pour les nœuds, mais il est vrai que sa finesse fait peur, d’autant plus qu’il n’est pas détachable. D’autant plus dommage que la gamme Stretch était bien plus au point là-dessus.

Confort

Le point fort du casque, bluffant pour un modèle supra, peut-être même le meilleur supra du marché. Le terme de coussinet n’a jamais aussi bien porté son nom. Le toucher est doux et le rembourrage très important. Résultat, plusieurs heures avant d’éprouver une gêne. Le modèle est relativement léger et l’arceau suffisamment large. Un bon point habituel de la marque, largement conforté.

Isolation

Je dois bien avouer ne pas comprendre les commentaires, Anglophones pour la plupart, louant l’isolation du modèle, un confrère le plaçant en égal du HD25 Amperior. Certes il y a des progrès et le modèle est fonctionnel, mais nous ne sommes franchement pas au niveau des Focal Spirit One ou Sennheiser HD25. Les aigus sont particulièrement bien coupés, mais l’épreuve des transports en communs reste malgré tout en demi-teinte, L’uptown fait déjà mieux. Bon point malgré tout sur les fuites de son, bien maitrisées.

Le Son

Constat très étonnant mais heureux avec ce casque.

L’uptown (le grand frère) était un modèle polyvalent bien que typé, le Downtown lui semble, malgré son prix, moins accessible au néophyte mais aussi supérieur techniquement.

Signature plus équilibrée, son plus neutre, pas d’emphase particulière, pratiquement aucune bosse dans les bas-médiums. Un son simple, qui n’est pas forcément du gout de tout le monde, mais pouvant s’exprimer à travers tous les styles. Les médiums sont sans conteste la force du produit. Très clairs, détaillés, agréables, et plus naturels que le grand grand frère à l’approche des aigus, bien qu’encore perfectible. Le modèle est ainsi au-dessus pour les registres vocaux. Il est, à ce titre, une très bonne surprise dans cette gamme de prix.

Pointons néanmoins que malgré sa bonne attaque des bas-médiums (rapide), le produit ressort comme un peu trop léger pour les styles électro ou rap, demandant plus d’assise. Sa sonorité me convient en l’état, mais l’amateur de tels genres préfèrera dans la majorité des cas une accentuation.

L’extension des aigus n’est pas phénoménale, il y a une baisse évidente après les haut-médiums avec plusieurs soubresauts. Le son reste pourtant clair, assez détaillé et relativement aéré pour un supra. Ainsi, bonne reproduction sur des styles comme le Jazz et le classique, loin d’être les plus simples. Pas de surprise sur l’espace sonore bien sûr, plutôt projeté vers l’avant, mais il y a de la profondeur dans l’écoute. Le niveau de détails est relativement bon bien que l’extension des aigus se ressente largement.

Étonnamment, le registre des basses est bien là, avec une très bonne tenue dans l’extrême, mais aucune notion de lourdeur, l’impression est même inverse dans certains cas, particulièrement au niveau de l’amplitude. L’uptown en fait plus de manière générale, de façon plus marquée, mais avec paradoxalement moins de finesse. Sa signature est plus attirante mais plus perfectible également, une vision assez différente donc. L’approche bas-médiums et basses du Downtown est très détaillée pour un casque de ce prix là, plus naturelle que sa reproduction des aigus.

Je ne sortirai pas un style de prédilection, mais je le conseillerai néanmoins pour les styles plus posé, demandant de la finesse et de la maitrise, Jazz, classique, acoustique, il se prête sans difficulté au rock. Bien qu’il ne soit pas désagréable avec les styles très tranchants, un mauvais enregistrement est très peu pardonné.

En rapport qualité prix pur, le Downtown est au-dessus. La finition est différente mais pas moins sérieuse, et sa qualité sonore lui est au moins équivalente. Moins bonne isolation en revanche, ce qui l’empêche de se détacher clairement. Dommage également pour le package.

CONCLUSION

Petite consécration des anciens modèles neutres de la marque, le Citiscape Downtown délaisse le côté trop sage des anciens pour un modèle neutre et versatile. Bien construit, très confortable et acceptable sur l’isolation, il prend le contre pied de l’uptown en amenant plus de technique mais moins de puissance, à voir selon l’utilisateur.

17/20

Nous rappelons que les appréciations sont à remettre dans leur contexte. Niveau de gamme du produit, prix pratiqué, public visé. Nous vous conseillons de lire attentivement le test dans son intégralité.

Il va également sans dire que la subjectivité est inévitable dans un test de casque, il se peut que vous soyez déçu par un modèle malgré tous nos efforts pour rester objectifs.



 

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