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octobre 21, 2011

Test Earsonics Sm1

Posté dans: casque

 

Introduction : Modèle le moins cher de chez Earsonics et l’un des plus récents, le SM1 ne possède pas l’aura des SM2 ou des SM3 et les avis sont très rares sur ce modèle. Certes une marque haut de gamme est par définition là pour faire du haut de gamme, mais les entrées de gamme sont souvent un moyen pour celui qui découvre l’audiophilie d’approcher cet univers et généralement le premier pas vers une inexorable descente aux enfers.

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Earsonics SM1

 

Présentation

 

Issue de l’univers des intras moulés, la marque Française ne s’est jamais orientée dans un déluge de modèles, préférant un développement lent sur ses produits. Le calcul n’est pas forcément mauvais puisque la marque est considérée comme parmi les leaders. Ses EM3 Pro, pourtant sortis en 2006, sont toujours considérés comme ce qui se fait de mieux en la matière. Néanmoins, dans l’audio comme dans les autres secteurs technologiques, ne pas avancer fini par se payer. Ses récents SM3 ont enfoncés le clou sur le marché de l’universel (bataillant avec les Westone 4), les EM4 (moulés) vont, peut-être étendre ce point aux moulés.

 

Pour l’heure, ce test se concentrera sur le modèle le plus abordable de la marque, le Sm1. Celui-ci est sa deuxième itération pour être précis, possédant maintenant une structure deux voies dual driver. Ce modèle remplaçant la première version, tous les SM1 sont donc maintenant des deux voies.

 

Sensiblement plus petit que les SM2 ou même sa récente version SM2 V2, ce modèle possède le même grand avantage de fonctionner via un câble détachable, directement issu de l’univers moulé, c’est-à-dire un câble torsadé, de loin la meilleure solution contre les frottements. Il y a donc beaucoup à attendre et beaucoup à espérer pour ce qui est pourtant un produit rarement évoqué parmi les audiophiles, préférant le grand frère SM2 ou SM3.

 

 

Caractéristiques

  • Réponse en fréquence : 20-18Khz
  • Impédance : 28 Ohms
  • Sensibilité : 109 dB/mW

Package

 

 

 

Assez simple même si suffisant. On retrouve ainsi : une housse de transport semi-rigide, deux paires d’embout biflange, ainsi que deux paires d’embouts en mousse, et enfin l’habituelle petite brosse de nettoyage. Les embouts en mousses sont de deux tailles différentes, alors que les biflange sont de même taille, l’une ayant une section d’accroche (le tube se glissant par-dessus la canule de l’intra) un peu plus longue que l’autre.

 

 

 

Fabrication

 

Pas grand-chose à signaler, ce produit est léger, mais sans aucun jeu. Une simple chute ne lui fera pas bien mal vu son poids réduit. Pas une impression de tank comme sur les atomic Floyd, mais on ne voit pas bien où pourrait se situer les faiblesse. Le câble est ici le point fort, puisque solide en plus d’être détachable, il n’y a à vrai dire pas vraiment d’équivalent dans cette gamme de prix.

 

 

Confort

 

Toujours le point délicat avec les intras. Deux points sont à dissocier, la mise en place et le confort en lui-même. Ce premier point est un peu corsé, la section plate de ces écouteurs ne guide pas nécessairement la bonne mise en place, il faudra donc trouver, presque en aveugle, la bonne orientation pour ensuite les insérer, ce qui n’est pas forcément évident au début.
Heureusement il n’y a pas vraiment de problème une fois en place, la taille et le poids jouent clairement en sa faveur, le SM2 (premier du nom) ne m’avait pas laissé cette impression.

 

 

 

Isolation

 

Bon avec les biflanges, mais sensiblement meilleur avec les mousses, l’impression de coupure est alors plus nette. D’une manière générale je préfère tout de même les bliflanges, suffisants en pratique et plus supportable sur de longues écoutes.

 

 

LE SON

 

 

Matériel de test

 

Comme à mon habitude, test avec le Cowon S9 ainsi que le Hifiman hm801.

 

Bob Marley, One love :

 

Ligne de basse bien appuyée, tout restant à sa place. Léger voile sur les médiums, une des caractéristiques du SM2, mais paradoxalement aucune fréquence n’est oublié et la séparation des instruments est excellente.

 

 

The dandy Warhols, get off :

 

Pas le morceau le mieux mixé au monde, mais l’énergie est bien là et l’ensemble reste tranchant. Bien qu’il préfère les mixages plus aérés, ce modèle est loin de s’effondrer sur les morceaux un peu plus problématiques comme celui-là.

 

 

Coolio, Gangsta’s paradise :

 

Morceau aux basses très old school et trop appuyées. Il manque l’ampleur du SM2 dans ce registre malgré le niveau et la précision suffisante, la différence n’est pas énorme mais le grand frère en garde un peu plus en réserve. Pas beaucoup de concurrents sérieux en intra de cette de gamme en revanche pour qui veut un minimum de précision dans les basses.

 

 

Dead Can Dance, Xavier :

 

Beaucoup de précision et de détails, son très charpenté. Pour le reste, il manque des hauts médiums pour apprécier certaines subtilités du morceau, mais cette sonorité rend malgré tout bien sur les voix masculines.

 

 

Joe Hisaishi, tabidashi nishi he :

 

Le classique est typiquement le style sur lequel ce modèle pêche. Rien de surprenant à vrai dire, j’avais déjà fait ce reproche au SM2. Il n’y a pas de défaut rédhibitoire ou de sonorité trop agressive comme cela est le cas avec certains modèles, mais il manque pour ce style de la clarté, le son très sombre ne convient pour moi que très moyennement. Il faut néanmoins relativiser suivant les instruments, le corps donné aux cordes frottés, typiquement le violoncelle, permettent de rehausser le niveau pour des morceaux un peu intimistes comme les quatuor à cordes.

 

 

Astral projection, the nexus :

 

Aucun problème ici, ça tape dur et très proprement à la fois, la structure deux voies n’est sans doute pas étrangère à ce constat. L’impression de corps que donne ce modèle est très rare dans cette gamme de prix. Irréprochable pour l’électro en général, le petit surmixage dans les aigus compense la rondeur de l’intra.

 

 

Biréli lagrène, minor swing :

 

Un des deux petits détails sur lequel la qualité du modèle est évidente, l’attaque des cordes (le second étant pour moi le travail de percussion), du même niveau que les SM2, donnant cette impression de rendre chaque infime inflexion avec précision.

 

 

 

Analyse

 

Vous l’aurez assez vite compris, il n’y a, pour moi, pas grand-chose à jeter sur ce modèle. Un seul point pourra rebuter, le léger et familier voile sur les médiums.

D’un caractère assez éclectique, ce casque atteint son point culminant dans des morceaux pop ou jazz un peu énergiques, la rondeur qu’il propose fait alors des merveilles. Seul deux styles sont un peu moins bons pour lui, le classique, pour lequel il sonne généralement trop sombre, et le métal, pour lequel il ne semble pas assez rapide et tranchant. Une solution est pour moi de rehausser un peu les hauts médiums, ce qui améliore assez sensiblement le résultat sur le Métal, sans donner un résultat probant sur le classique.

Plusieurs points sont néanmoins caractéristiques d’intra haut de gamme, la définition des basses en est une. Souvent reproduit sous forme de petite congestion ou d’étranglement, ce registre ne donne pas ce sentiment avec le SM1. Cette impression de détails comme la ligne de basse d’un morceau ou de petites percussions font vraiment rentrer dans le très bon en terme d’intra, extrêmement proche de ce que donne un SM2, ce dernier garde néanmoins une petite marge d’impact et d’ampleur sans pour autant être plus énergique.

 

De même, la reproduction d’un jeu de guitare, sèche ou électrique, est dans cette même veine, bien plus proche du haut que du moyen de gamme. Bien sûr tout n’est pas parfait non plus, des points comme la largeur de scène ne sont pas exceptionnels, et ce modèle possède un son très charpenté, que l’on pourrait qualifier d’organique, très proche du rendu du vinyle, ce qui ne plaira pas à tout le monde. Typiquement le modèle de signature que je n’appréciais pas il y a deux ans.

 

Ce casque est dans un sens à double niveau. D’une part sa sonorité chaude plait généralement à celui-qui ne connait pas l’univers audiophile, mais la qualité de certains points permet à ce même audiophile de justement l’apprécier à sa juste valeur. Une bonne transition entre le moyen et le haut de gamme en somme, pour un prix encore raisonnable.

 

 

 

CONCLUSION

 

Loin d’être le parent pauvre de la gamme Earsonics, le SM1 se rapproche assez largement de son grand frère le SM2, avec lequel il partage énormément de points comme la signature, les qualités et les défauts. Il y aura certes un gain avec le SM2 qui en garde un peu plus sous la semelle en matière d’impact et d’ampleur, mais pour 80 Euros de moins la différence n’est pas forcément si évidente, celui qui découvre cet univers aura sans doute plus intérêt à choisir le petit frère.

 

entre Image IPB
etImage IPB

Nous rappelons que les appréciations sont à remettre dans leur contexte. Niveau de gamme du produit, prix pratiqué, public visé. Nous vous conseillons de lire attentivement le test dans son intégralité.

Il va également sans dire que la subjectivité est inévitable dans un test de casque, il se peut que vous soyez déçu par un modèle malgré tous nos efforts pour rester objectifs.

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